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Son ex Dg renvoyé en correctionnel pour escroquerie: Sale temps pour la Banque Atlantique


Rédigé le Mardi 27 Novembre 2018 à 12:45 | Lu 62 commentaire(s)


Contre l’avis du parquet qui a fait appel, le doyen des juges a renvoyé devant le tribunal correctionnel Mostafa Dafir, ex directeur général de la Banque atlantique pour des faits d’escroquerie présumée.


Son ex Dg renvoyé en correctionnel pour escroquerie: Sale temps pour la Banque Atlantique
C’est sans doute une mauvaise publicité pour la Banque Atlantique. Selon les informations de Libération, le doyen des juges a renvoyé Mostafa Dafir, directeur général de la banque au moment de l’instruction, devant le tribunal correctionnel pour des faits d’escroquerie.
Inculpé et non détenu lors de l’instruction, il a quitté entre temps - simple coïncidence ? - ses fonctions selon des sources autorisées. Le parquet, qui avait requis le non-lieu, a fait appel à cette ordonnance du magistrat instructeur et, désormais, la balle est dans le camp de la Chambre d’accusation qui doit départager les deux parties. 
Nommé en février 2017, Mostafa Dafir paye pour les turpides présumées reprochées à la banque par Zoheir Wazni. Ce richissime libanais avait défrayé la chronique après avoir été écroué et placé sous mandat de dépôt suite à une plainte de la Société générale de banque du Sénégal (SGBS) pour escroquerie portant sur 8 milliards de FCfa.
En 2016, c’était autour de la Banque Atlantique de saisir plusieurs biens de l’homme d’affaires sis à la Rue Brière de l’Isle x Rue du Maréchal Gallieni pour leur mise en vente. Elle lui réclamait 6 milliards de FCfa qu’il aurait contracté sous forme de prêts au nom d’une de ses sociétés. Selon la banque, EDS Sarl s’était portée caution hypothécaire pour le compte de SCP RIM, SCP SANTAL et SCP URANUS, des sociétés contrôlées par Wazni.
Dans la foulée, ce dernier se retournait à son tour contre la Banque Atlantique qu’il accuse d’escroquerie. Dans sa plainte avec constitution de partie civile, il jure que ses sociétés Siplast Sa, Atol Sa Siparco Sa et Eds Sarl avaient approché la banque pour un accompagnement financier qui devait aboutir à un solde de tout compte. En plus d’un prêt.
La banque aurait manifesté son accord en demandant aux entités concernées de se réunir autour du groupe ‘’Hallegro’’. De son côté, Zoheir Wazni avec ses entreprises Uranus, Iris, Santal signe avec la banque une convention de tiers garant, ce qui devait conduire à l’ouverture de crédit conditionnée au maintien de garanties déjà constituées et à la mise en place de nouvelles garanties.
Malgré ses engagements, la Banque Atlantique n’a jamais mis en place le crédit. Mieux, elle a profité de cette nouvelle donne pour faire main basse sur les hypothèques. C’est ainsi que Wazni a déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges de Dakar.
Sollicité pour son réquisitoire introductif après paiement de la consignation, le parquet avait estimé, à l’époque, qu’il n’y avait pas matière à ouvrir une information judiciaire mais le magistrat instructeur était passé outre. La Chambre d’accusation, saisie pour arbitrage, avait donné raison au doyen des juges. Entre temps, Younès Oujenha qui était au centre de cette affaire rocambolesque avait cédé sa place à son compatriote Mostafa Dafir. 
 

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